BONHEUR, c’est le concept que l’on nous vends pour visiter le Bhutan, on nous explique que c’est le pays du bonheur et pour venir ici on nous organise un voyage qui coute plus de 2000 € durant lequel on doit suivre un guide qui ne nous laisse jamais seul… La carte postale est magnifique et le voyage bien organisé mais cela manque de quelque chose. Alors hier j’ai décidé de m’échapper de l’hotel une première fois et je me suis fais rattraper par mon guide qui voulait que j’aille en ville avec lui… La deuxième fois a été la bonne, je suis sorti de la carte postale et j’ai découvert ce qu’est le Bhoutan un samedi soir avec des locaux.

J’ai marché 10 minutes en ville et j’ai rencontré un groupe de jeunes bhoutanais avec qui j’ai commencé à discuter et qui m’ont amené avec eux dans un bar karaoké. Au fil de mes conversations avec eux j’ai compris ce qu’est le Bhoutan et comment les gens vivent véritablement. Il y a quelques années le Bhutan a décidé de remplacer le produit national brut (PNB) a été officiellement remplacé par l’indice de bonheur national brut, censé tenir compte à la fois du développement économique et du degré de bonheur de sa population. En réalité, un bhoutanais sur quatre vit dans la pauvreté, avec moins de 2 dollars par jour, mais ça bien sur il n’est pas question de nous le montrer pendant notre visite ici.

Et puis la soirée continue et je commence à m’imprégner de l’ambiance de ce karaoké et de ses chansons majoritairement boudhistes. J’admire une forme d’innocence dans les rapports entre les gens, une forme de gentillesse dans leur façon d’interagir entre eux. Ils sont très prévenants à mon égard, s’assurent que je passe un bon moment et remplissent mes verres d’une bière imbuvable… La soirée continue et je discute avec de plus en plus de monde, je m’émerveille qu’un peuple puisse boire sans devenir agressif, l’alcool n’est-il pas le meilleur révélateur ? Alors oui, la carte postale est belle mais un peu chère et non, le Bhoutan n’est pas le pays du bonheur comme on veut nous le montrer mais reste un pays ou les gens on été coupés d’une forme de modernisation mais restent finalement heureux à travers des plaisirs simples comme sortir le samedi soir entre amis ou pouvoir s’offrir un morceau de terre à cultiver pour pouvoir faire vivre leur famille comme nous le faisions dans nos société il y a des centaines d’années. Est-ce que le bonheur n’est finalement pas dans le pré ?

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